Des actionnaires appelés à blanchir les dirigeants d’une entreprise. C’est une bizarrerie du droit suisse qui va être soumise à l’assemblée générale extraordinaire de Leonteq, ce lundi. Les détenteurs d’actions du spécialiste des produits structurés devront se prononcer sur ce que l’on nomme la « décharge » de responsabilité.
Cette résolution, qui est presque toujours une formalité, suscite cette fois des oppositions. Ethos, une fondation réputée en Suisse, qui promeut l’investissement socialement responsable, a recommandé à ses membres (gérants d’actifs, instituts de prévoyance) de voter contre l’octroi d’une « quittance » au comité exécutif et aux membres du conseil d’administration de la firme zurichoise pour l’exercice 2024. Ethos invite les actionnaires à ne pas « renoncer à la possibilité de mener une action en responsabilité pour des faits connus concernant la gestion de la société », précise Vincent Kaufmann, son directeur.