Kevin Warsh a rompu la longe au bout de laquelle Donald Trump espérait le promener. L’homme que le président des Etats-Unis avait nommé à la tête de la Fed pour accélérer les baisses de taux a pris le chemin inverse. Il a annoncé mercredi une hausse d’un quart de point des taux directeurs. A la suite de la décision collégiale du comité de politique monétaire de la banque centrale, ils fluctuent désormais entre 3,75 % et 4 %.
« Depuis plus de cinq ans, l’inflation se situe au-dessus de la cible. Notre priorité absolue porte donc sur le volet « stabilité des prix » de notre mandat. La réalité est simple : l’inflation est trop élevée, et ce, depuis trop longtemps », a expliqué Kevin Warsh en conférence de presse. Or « les chiffres de l’inflation enregistrés cet été ne permettent pas de conclure à une amélioration significative des tendances sous-jacentes ».