L’été est un peu chahuté dans le petit monde du capital-risque (VC) français. Comme l’a révélé « L’Informé » il y a quelques jours, les associés de Serena Bertrand Diard et Guillaume Decugis (qui lui n’a pas de part dans la société de gestion) sont sur le départ tandis que les associés de Partech Growth (Omri Benayoun, André François-Poncet et Andrew Whiting) ont décidé de quitter la célèbre société de gestion pour créer leur propre structure. Si les situations sont différentes – un conflit ouvert versus une séparation plutôt à l’amiable – ces deux cas illustrent les problématiques de gouvernance et de transmission au sein des fonds de capital-risque. Elles peuvent se résumer en trois mots : argent, ego et pouvoir.
Une des pommes de la discorde ? Le « carried », à savoir la plus-value de cession, qui est en général inégale. « Les associés historiques prennent souvent une part importante de carried (20-30 %) quand ceux qui font la performance, pas forcément les historiques, en ont deux fois moins », souligne un investisseur français. Ce dernier cite les cas de Marie Ekeland, elle a emmené Criteo en Bourse lorsqu’elle était chez Elaia ou encore Jérémy Uzan et Raffi Kamber (ex-Alven) qui ont misé tôt sur Qonto, Algolia ou encore Dataiku, et sont finalement partis créer leur propre structure, Singular, en 2020.

