Le dossier Malakoff Humanis prend une dimension très politique. La situation du groupe d’assurance à gestion paritaire – concerné par une enquête du parquet national financier (PNF) pour des soupçons de corruption en bande organisée – a été jusqu’à alimenter la réunion de rentrée des chefs de file du patronat et des syndicats, lundi 24 août.
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, première à parler côté syndicats, a mis le sujet sur la table. A sa suite, la CGT a particulièrement fait monter la pression. « Si vous ne prenez pas vos responsabilités, on prendra les nôtres », aurait dit en substance Sophie Binet, selon plusieurs sources, menaçant même de demander, dès cette semaine, la révocation du dirigeant du deuxième groupe de protection sociale français (GPS).